Plusieurs établissements scolaires situés dans les villes ciblées par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion ont mis en place des services d’accompagnement à l’intention des élèves réfugiés et de leur famille. Au total, cinq commissions scolaires ont offert ces services de façon récurrente au cours des années 2009‑2010 et 2010-2011.

Durant cette période, on a compilé, dans une base de données, une quantité d’information à propos des services d’accompagnement. On a également mené une enquête par questionnaire et formé des groupes de discussion. L’objectif était de savoir si les personnes interrogées (182 participants) étaient favorables ou non à la présence d’un agent accompagnateur, si elles appuyaient son mandat, si elles considéraient comme utiles certains aspects (ou tous les aspects) de son travail et si elles souhaitaient que l’agent intervienne sur d’autres plans. Ces évaluations visaient à cerner les différences et les ressemblances entre les services offerts dans les milieux et non à évaluer le rendement et les compétences des agents.

La démarche de recherche a permis de mettre en lumière les principaux constats suivants :

  • de façon générale, les participants se disent favorables à la présence de l’agent accompagnateur et reconnaissent l’importance de son mandat;
  • ils trouvent utiles la relation et le lien de confiance que l’agent établit avec les élèves et les familles réfugiées;
  • ils considèrent que la contribution de l’agent favorise la communication et crée des liens entre l’école et les familles, aide les jeunes réfugiés et leurs familles à approfondir leur connaissance et leur compréhension de l’organisation scolaire, encourage la réussite scolaire et contribue au rapprochement interculturel.

 

Les participants ont également suggéré d’étendre le champ d’intervention des agents accompagnateurs en leur confiant, entre autres, les tâches suivantes :

  • assurer un suivi des jeunes réfugiés après leur intégration dans l’école;
  • améliorer la communication et resserrer les liens entre l’école et les familles;
  • promouvoir un rapprochement interculturel;
  • sensibiliser les milieux scolaires à la réalité des immigrants et des réfugiés;
  • lutter contre le racisme et la discrimination dans les écoles.

 

Les résultats de ces travaux font l’objet de rapports de recherche (rapport de synthèse et rapport définitif), présentés par Li Harnois, en collaboration avec Marie Dupras, conseillère à la Direction des services aux communautés culturelles du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.