Grâce à une collaboration entre la commission scolaire de Laval, l’organisme communautaire responsable d’accueillir les réfugiés et la Ville de Laval, trois camps d’été ont été mis sur pied afin de favoriser la francisation et l’intégration des élèves issus de l’immigration.

Description de l’initiative

Pendant quatre semaines, une quarantaine d’élèves issus de l’immigration ont eu la chance de participer à un camp d’été dans le but de favoriser leur intégration. Le camp d’été se divisait en deux parties : un camp de francisation dans un groupe multiâge le matin et un camp de jour l’après-midi auquel étaient inscrits des jeunes francophones de différents groupes d’âge.

ttPour toute la durée du camp, trois enseignantes en francisation accueillaient chacune une douzaine d’enfants tous les matins, du lundi au jeudi. Les élèves étaient répartis selon leur lieu de résidence. Certains se connaissaient déjà et d’autres ont eu l’occasion de nouer des liens avec des jeunes de leur quartier. L’enseignante proposait différentes activités axées sur la communication orale, par exemple des jeux de société, des séances de lecture partagée, l’écoute d’émissions culturelles et des causeries au cours desquelles les jeunes étaient invités à parler de leur expérience au camp de jour. Ces activités visaient, bien sûr, à favoriser l’apprentissage de la langue française, mais aussi à assurer une intégration culturelle et sociale réussie. Les jeunes ont également participé à un rallye touristique afin de découvrir leur quartier. Ils ont aussi collaboré à l’écriture d’un photoroman et lu un livre « coup de poing » sur la gestion des émotions. Les enseignantes espéraient ainsi instiller chez ces jeunes un sentiment d’appartenance à leur communauté et améliorer leur connaissance d’eux-mêmes et des autres.

tL’après-midi, les élèves intégraient, selon leur âge et par groupes de trois ou quatre, l’un des camps de jour de la Ville de Laval destinés aux enfants francophones. Le camp de francisation et le camp de jour se déroulaient au même endroit, ce qui présentait l’avantage d’éviter les déplacements. Grâce aux conseils des enseignantes en francisation, les moniteurs savaient comment aborder et aider les élèves qui ne parlent pas français ou qui le parlent très peu. Ils étaient ainsi en mesure de répondre à leurs besoins linguistiques et sociaux.

Favoriser des interactions de qualité entre les jeunes francophones et les jeunes qui ne parlent pas ou peu le français

Les moniteurs avaient la délicate tâche de favoriser l’usage du français lors des échanges informels entre jeunes. L’interaction en français peut être difficile pour les élèves qui se retrouvent seuls dans un groupe francophone. Et lorsque plusieurs jeunes d’une même communauté linguistique sont réunis, la tentation est grande d’échanger dans leur langue ou dans une autre langue avec laquelle ils ont plus de facilité. Cette tendance, toute naturelle, n’est pas forcément un frein à l’apprentissage du français. Au lieu d’interdire les échanges dans d’autres langues, on recommande de jumeler les élèves issus de l’immigration avec des jeunes qui utilisent le français spontanément et de planifier des activités de collaboration, que ce soit une chasse au trésor ou un bricolage.

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Ressources

Personnes à consulter

Martine Lienhard – Conseillère pédagogique
Carole Charvet Attachée à la direction, Carrefour d’intercultures de Laval